Les infections hivernales frappent encore, et de nombreuses personnes se voient contraintes de garder le lit. Pourtant, la coupable n’est pas forcément la grippe. Les enfants et les jeunes adultes, en particulier, pourraient bien être victimes de la mononucléose.
Parfois appelée «maladie de Pfeiffer», du nom du médecin qui l’a découverte, la mononucléose est une maladie infectieuse provoquée par le virus d’Epstein-Barr. Ce virus se transmet par les gouttelettes projetées dans l’air lorsque l’on tousse, éternue ou parle, et qui sont ensuite inhalées par d’autres personnes.
Les enfants et les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables, même si, chez les enfants, la maladie est généralement bénigne et passe souvent inaperçue. Plus la personne atteinte est âgée, plus les symptômes peuvent être importants.
Si vous attrapez la mononucléose, vous ressentirez d’abord des symptômes grippaux:
fièvre
gonflement des ganglions lymphatiques du cou
maux de gorge
amygdales hypertrophiées et recouvertes de membranes blanchâtres
maux de tête et douleurs articulaires
fatigue
perte d’appétit
La fièvre peut augmenter à mesure que l’infection dure, et les ganglions lymphatiques gonfler fortement. La fatigue est un symptôme particulièrement prononcé. Elle persiste souvent bien au-delà de la maladie et fait que les personnes touchées ne retrouvent pas pleinement leur forme et leurs capacités d’antan pendant une longue période.
Au début notamment, la mononucléose infectieuse est souvent confondue avec une angine streptococcique. Si des antibiotiques contre l’angine sont prescrits, ils provoquent une éruption cutanée. Pour éviter cela, il est recommandé de se rendre dans un cabinet médical ou un service d’urgences afin de passer un test rapide permettant de diagnostiquer la mononucléose infectieuse.
Malheureusement, il n’existe pas de traitement médicamenteux spécifique contre la mononucléose infectieuse. Il est néanmoins possible de prendre des fébrifuges ou des antidouleurs. Les compresses froides sur les mollets aident à faire baisser la température. Ce qui aide toujours: rester au lit, beaucoup dormir et s’hydrater suffisamment.
La maladie peut provoquer un fort gonflement de la rate. Pour prévenir une rupture dangereuse de l’organe, il est recommandé de renoncer aux sports de contact pendant plusieurs semaines après avoir contracté la mononucléose.
En général, la mononucléose infectieuse disparaît au bout de deux à trois semaines. Une fois la maladie vaincue, le corps reste immunisé à vie. Certes, l’agent pathogène demeure dans l’organisme et peut à nouveau se manifester si le système immunitaire est fortement affaibli, mais la maladie présente alors, le plus souvent, des symptômes inexistants ou très légers.
Le corps peut mettre beaucoup de temps à se remettre complètement. Il faut donc s’armer de patience, surtout lorsque l’on ressent encore, des mois après la maladie, une grande fatigue ou une baisse rapide d’énergie. Il faut laisser le temps au temps et ne pas se décourager. La patience finira par payer.