Si des collaboratrices ou des collaborateurs manquent pour cause de maladie ou d’accident, le Care Management veille à une réinsertion rapide dans le processus de travail. Cependant, un retour au poste de travail n’est pas toujours possible. Pour une technicienne en salle d’opération, la meilleure solution a consisté en une reconversion.
Les statistiques de l’assurance-accidents (LAA) montrent qu’en 2022, les accidents professionnels et les maladies professionnelles ont augmenté de 5,9 % par rapport à l’année précédente. Parmi les personnes concernées: Marie Favre (nom modifié), qui occupe un poste de technicienne en salle d’opération dans un hôpital cantonal. De manière totalement inattendue, elle développe une réaction allergique aux désinfectants.
Grâce à des mesures intensives de protection et de soin de la peau, y compris un traitement à la cortisone, elle peut reprendre son activité après plusieurs mois d’incapacité de travail. En tant qu’assurance-accidents, SWICA prend en charge les frais de guérison pour les examens médicaux coûteux et verse des indemnités journalières pour la perte de salaire.
Un an plus tard, Marie Favre fait une rechute et développe une réaction allergique aux gants chirurgicaux, ce qui entraîne à nouveau une incapacité de travail. Le spécialiste en médecine du travail impliqué atteste la maladie professionnelle: une dermatite de contact irritative. Pour traiter et soulager les symptômes, des mesures de protection sont à nouveau prescrites à Marie et elle utilise des gants chirurgicaux d’un autre fabricant, dans un matériau qu’elle supporte mieux.
Mais cette fois-ci, Marie ne peut plus retourner en salle d’opération, car les mesures de protection et de soins de la peau n’ont pas l’effet escompté. L’hôpital cantonal signale l’absence de Marie à la Gestion des prestations LAA de SWICA et Petra Schmidhauser, spécialiste Gestion des prestations, intervient.
Dans un premier temps, Petra Schmidhauser fait appel à un expert du Centre de compétences pour obtenir de plus amples informations. Sur la base du questionnaire remis au préalable, un entretien personnel avec l’assurée permet de clarifier les éléments nécessaires pour la prise de position et la réinsertion. Par la suite, elle demande au médecin généraliste de la patiente des informations médicales sur le diagnostic.
En parallèle, un médecin spécialiste en médecine du travail procède à une évaluation qui confirme l’incapacité de travail due à la maladie professionnelle. Étant évident qu’une poursuite de l’activité exercée jusqu’alors n’est plus possible, le cas de prestation est annoncé à l’assurance-invalidité (AI) et Marie Favre en est informée.
Ensuite, Petra Schmidhauser vérifie si une déclaration d’inaptitude est nécessaire. De plus, le Care Management est impliqué. Dans un entretien personnel, la situation privée et professionnelle est relevée, elle est consignée dans un rapport d’évaluation et un plan d’insertion professionnelle est établi. Sans tarder, la déclaration d’inaptitude est jugée nécessaire et promulguée.
Elle atteste officiellement que Marie Favre n’est plus en mesure d’exercer son activité actuelle en raison de sa maladie professionnelle. Petra Schmidhauser informe l’assurée de ses droits et obligations, ainsi que de la marche à suivre.
Par la suite, la care manager chargée du cas mène des entretiens avec l’ancienne technicienne en salle d’opération, est en contact avec le service du personnel de l’hôpital cantonal et établit le premier contact avec l’AI. Par ailleurs, elle met en place un service de conseil en orientation avec l’AI. La technicienne en salle d’opération chevronnée tient à continuer à exercer dans le secteur de la santé.
Grâce à son stage financé par l’AI dans le domaine du Case Management, Marie Favre obtient un tableau complet des diverses activités exercées par une case manager. Jusqu’au début du stage et de la reconversion apayée par l’AI, SWICA verse des indemnités journalières dans le cadre de l’assurance-accidents.
Marie Favre réussit son CAS en Case Management d’un an dans une haute école spécialisée. Elle est ainsi parée pour un nouveau début professionnel – et ce, en conservant son niveau de salaire antérieur.