Sabrina B.* a su agir à temps. Malgré une dépression d’épuisement, elle a pu organiser une cure, suivie d’une thérapie, encore en cours. La nouvelle offre de suivi ANNA, accompagnement psychothérapeutique assuré par santé24, ainsi que le Care Management de SWICA lui sont venus en aide dans cette période difficile.
Un malheur n’arrive jamais seul – Sabrina B., 53 ans, peut en témoigner. D’abord, ce sont des crises de larmes inexpliquées. Plusieurs fois par semaine. Il est vrai qu’elle se fait du souci pour sa mère, qui a des problèmes de santé. Et son travail d’enseignante spécialisée la met également à rude épreuve, car elle doit jongler avec pas moins de cinq employeurs, sur six lieux d’intervention.
«Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait», se souvient Sabrina. Elle veut rester forte, et la honte l’empêche d’en parler à son entourage. Ses amies finissent par la convaincre d’agir. Elle consulte alors sa généraliste, qui l’arrête pour quatre semaines.
Six mois plus tôt, Sabrina B. a dû interrompre ses vacances pour venir au chevet de sa mère, hospitalisée. Elle s’est organisée avec ses frères et sœurs pour s’occuper de leur mère. Elle a informé ses employeurs de la situation, mais continue à assumer ses obligations professionnelles.
«Je ne laissais rien paraître», concède-t-elle. Pourtant, elle s’épuise psychiquement. Elle commence à avoir des saignements, qui durent pendant deux mois. Elle craint alors de devoir subir une intervention, ce qui ajoute à son stress.
Une fois en arrêt de travail, Sabrina B. ne veut pas rester sans rien faire. Elle appelle des cliniques de jour et stationnaires spécialisées dans le traitement du burn-out, se fait inscrire sur des listes d’attente et organise finalement une cure, avant d’appeler santé24, le cabinet médical en ligne de SWICA. santé24 lui recommande le care management de SWICA, et Sabrina fait le point avec Heike Maurer, sa care manager. Ensemble, elles conviennent que l’état de Sabrina ne requiert pas un traitement stationnaire après sa cure.
Heike Maurer lui recommande alors ANNA – l’offre de suivi adaptatif à bas seuil. Il s’agit d’une nouvelle offre de santé24 qui accompagne les personnes assurées après une hospitalisation pour troubles psychiques ou une réadaptation. Elle les aide également dans leurs démarches administratives, notamment pour remplir les documents des différents assureurs d’indemnités journalières maladie.
Birgit Schmid, responsable Psychologie chez santé24, cite une statistique éloquente: dans les six mois qui suivent un traitement stationnaire pour raisons psychiques, environ une personne sur cinq doit être réhospitalisée en clinique ou retourner en cure. Dans la plupart des cas, ce n’est pas lié à la qualité du premier traitement, mais aux difficultés transitionnelles rencontrées lors du retour à domicile.
C’est là qu’intervient ANNA: en six séances, les patientes et les patients sont accompagnés par téléphone ou visioconférence à leur sortie de l’hôpital pour reprendre pied dans leur quotidien privé et professionnel. «On sort du cadre protégé de la clinique pour retomber immédiatement dans les contraintes du quotidien, explique Birgit Schmid. ANNA répond à ce besoin de soins transitionnels.»
Dès sa sortie de cure, Sabrina B. a un premier entretien en ligne avec Eliane Zangger, psychologue santé24 et collaboratrice ANNA. Un peu sceptique au début, elle est rapidement convaincue: «Comme les entretiens sont en ligne, je n’ai pas eu de mal à les intégrer dans mon quotidien.» Elle apprécie la méthode de sa psychologue. Cette dernière lui pose des questions directes, qui font rapidement émerger des problématiques anciennes. Sabrina B. commence à remettre en question certains schémas de pensée et croyances très ancrées.
Eliane Zangger est fascinée par les possibilités thérapeutiques qu’offrent les nouvelles technologies chez santé24: «Notre plateforme numérique permet de révéler des schémas représentant des pensées, des sentiments ou des associations d’idées. La visualisation des processus internes aide à mettre en évidence certaines corrélations. J’ai pu observer que ces images ou représentations continuent à produire leurs effets d’une séance à l’autre et appuient le processus thérapeutique.»
La nouvelle offre ANNA (suivi adaptatif à bas seuil) de santé24 apporte de l’aide après un séjour stationnaire pour troubles psychiques ou une réadaptation – pour que le retour au quotidien ne soit pas une nouvelle source de stress. Car la période qui suit la sortie est particulièrement sensible: on quitte le cadre protégé de la clinique pour se retrouver brusquement confronté de nouveau aux contraintes du quotidien.
C’est pourquoi, pendant six mois, des entretiens réguliers sont menés par téléphone ou par visioconférence. Une fois la période de transition surmontée, un entretien final est l’occasion de réfléchir aux acquis de l’expérience.
Au bout de trois mois, Sabrina B. veut reprendre son activité professionnelle. Mais c’est difficile. Lorsque sa mère est réhospitalisée, elle réalise que sa reprise a été trop précoce. Sa care manager, Heike Maurer, accompagne alors Sabrina B. dans ses réflexions: est-elle encore capable de reprendre le travail? Ne devrait-elle pas demander une rente d’invalidité (AI)?
Elle décide de ne pas le faire, réduit son taux d’occupation pendant neuf mois et s’inscrit auprès d’un cabinet de psychologues qui, après trois mois d’attente, a enfin une place disponible. Mais elle ne se sent pas bien dans cette structure et recontacte santé24. Finalement, c’est Eliane Zangger qui reprend son suivi psychothérapeutique.
Deux ans plus tard, Sabrina B. a compris qu’il fallait du temps pour sortir d’une dépression d’épuisement, et aussi qu’elle ne pourrait jamais reprendre complètement son rythme d’avant: «J’ai besoin de plus de pauses, d’un peu de détente.» Elle est reconnaissante envers les parents d’élèves et ses collègues, qui ont fait preuve d’une grande compréhension face à sa situation.
L’attitude ouverte quant à son état lui a épargné une source de stress supplémentaire. Le soutien psychothérapeutique dispensé par la consultation de psychologie-psychiatrie de santé24 l’a aidée à surmonter ses défis et lui a appris à prendre soin d’elle.
Entre-temps, ses parents ont quitté leur logement et trouvé une place en maison de retraite. «Ils sont heureux», se réjouit Sabrina B. Elle retravaille à son taux d’occupation antérieur et a conscience du long chemin qu’elle a dû parcourir pour enfin, après plus de deux ans, regagner confiance en elle-même et en ses capacités.
*Nom modifié par la rédaction